AHIWA

Chapitre 4/5

Chapitre 4 / 5

La trace du chien

La nouvelle terre était plus grande que l’îlot.

Les quatre hommes commencèrent immédiatement leurs recherches.

Nab avançait le premier.

Il appelait Cyrus sans arrêt.

Pencroff observait la côte.

Spilett regardait chaque rocher, chaque creux, chaque endroit où un homme pouvait s’être réfugié.

Harbert suivait attentivement les traces sur le sol.

Mais les heures passaient.

Toujours rien.

La fatigue devenait dangereuse.

Ils n’avaient presque rien mangé.

Ils avaient dormi à peine quelques instants depuis leur arrivée.

Pourtant, personne ne voulait abandonner.

À un moment, ils trouvèrent des traces sur le sable.

Des traces de chien.

Nab s’arrêta brusquement.

« Top ! »

Tous regardèrent le sol.

Le chien avait donc atteint la terre.

Et s’il était vivant, Cyrus pouvait l’être aussi.

L’espoir revint immédiatement.

Ils suivirent les traces.

Le terrain devenait plus difficile. La côte montait. Ils passèrent entre des rochers et des dunes.

Puis Nab aperçut une silhouette.

Il se mit à courir.

« Top ! »

Le chien était là.

Vivant.

Il aboyait avec force.

Mais il n’était pas seul.

Top semblait vouloir les conduire quelque part.

« Suivons-le », dit Spilett.

Le chien partit devant.

Les hommes coururent derrière lui.

Après quelques minutes, ils arrivèrent près d’une petite grotte, cachée derrière une dune.

Nab entra le premier.

Puis il cria.

« Mon maître ! »

Cyrus était là.

Allongé sur le sol.

Vivante, mais très faible.

Nab tomba à genoux près de lui.

« Cyrus ! »

L’ingénieur ouvrit lentement les yeux.

Il reconnut ses compagnons.

Sa main bougea.

Il était vivant.

Pendant quelques minutes, personne ne parla.

C’était un miracle.

Spilett examina Cyrus.

Il était épuisé, blessé et affaibli, mais il respirait correctement.

Pencroff regarda autour de lui.

Une question le préoccupait.

Comment Cyrus avait-il pu arriver jusque-là ?

Il avait disparu dans la mer.

Pourtant, il se trouvait maintenant loin à l’intérieur des terres.

Cyrus lui-même ne se souvenait presque de rien.

Il avait l’impression d’avoir été emporté par les vagues.

Puis plus rien.

Top était-il venu le sauver ?

Avait-il été aidé par quelqu’un ?

Ils n’avaient aucune réponse.

Mais ce mystère pouvait attendre.

Il fallait d’abord sauver Cyrus.

Harbert et Pencroff cherchèrent des branches.

Nab prépara un peu de nourriture avec ce qu’ils avaient réussi à trouver.

Spilett resta auprès de l’ingénieur.

Après plusieurs heures de repos, Cyrus ouvrit les yeux.

« Île ou continent ? » demanda-t-il.

Pencroff éclata presque de rire.

« Vous revenez de la mort, et votre première question concerne la géographie ? »

Cyrus sourit légèrement.

C’était bien lui.

Même dans la faiblesse, son esprit voulait comprendre.

Ils fabriquèrent une civière avec des branches et des feuilles.

Puis ils préparèrent le retour.

Le chemin serait long.

Mais maintenant, ils étaient de nouveau cinq.

Et cela changeait tout.